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Kinésiologie pour les enfants présentant des troubles (TDA/H)

Notre équipe

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Comprendre autrement les troubles de l’apprentissage, de l’attention et de l’hypersensibilité

Cette page s’adresse aux parents qui ressentent que, malgré les capacités de leur enfant, apprendre reste difficile.

Elle propose un regard différent sur certaines difficultés scolaires en mettant en lumière le lien étroit entre le corps, le système nerveux et le cerveau.

Difficultés scolaires, manque d’attention, hypersensibilité émotionnelle, fatigue rapide, agitation ou découragement…
Ces manifestations ne sont ni un manque de volonté ni un manque d’intelligence.

Très souvent, elles peuvent être le signe que la communication entre le corps et le cerveau n’est plus totalement fluide.

Or, le cerveau reçoit en permanence des informations provenant du corps, notamment via :

  • les muscles
  • les articulations
  • la posture
  • la respiration

Ce dialogue constant et inconscient s’appelle la proprioception.

Le corps, premier messager du cerveau

Avant d’apprendre à lire, écrire ou se concentrer longtemps, un enfant a besoin que son cerveau puisse fonctionner dans un certain équilibre.

Pour apprendre sereinement, il doit pouvoir :

  • intégrer plusieurs informations en même temps
  • rester attentif sans être en surcharge
  • se sentir en sécurité dans son corps

Le cerveau s’appuie en permanence sur les informations envoyées par le corps. Les muscles, les articulations, la posture et la respiration participent à cette communication constante qui permet au système nerveux de s’orienter et de s’adapter.

La proprioception : une base invisible des apprentissages

La proprioception correspond à la capacité du cerveau à percevoir la position du corps dans l’espace, à comprendre comment il bouge et à réguler le niveau de tension musculaire.

Ces informations proviennent de capteurs présents dans différents tissus du corps :

  • les corpuscules de Ruffini, situés dans les articulations
  • les fuseaux neuromusculaires, présents dans les muscles
  • les organes tendineux de Golgi, situés dans les tendons

Lorsque ces informations sont claires et bien intégrées, le cerveau peut rester calme et disponible pour les apprentissages.

Mais lorsque les signaux corporels deviennent trop intenses ou mal organisés, le cerveau doit consacrer une grande partie de son énergie à se réguler. Cette surcharge peut alors perturber l’attention et l’apprentissage.

L’hypertonicité musculaire : un corps en surprotection

Chez certains enfants, les muscles restent trop contractés, même lorsque le corps est au repos. On parle alors d’hypertonicité musculaire.

Cette tension excessive peut être liée notamment à :

  • un stress chronique
  • une hypersensibilité du système nerveux
  • des émotions difficiles à intégrer
  • une surcharge sensorielle ou émotionnelle

Le problème ne se situe pas uniquement dans le muscle lui-même. Ce sont surtout les informations envoyées au cerveau qui deviennent perturbées.

Un corps trop tendu transmet en permanence des signaux d’alerte au système nerveux. Il s’agit d’un mécanisme neuro-réflexe destiné à protéger l’organisme.

Des informations corporelles difficiles à intégrer

Lorsque les muscles sont constamment contractés :

  • les capteurs proprioceptifs envoient des signaux trop intenses
  • les informations deviennent difficiles à trier
  • le cerveau doit fournir un effort constant pour se réguler

Cela peut entraîner :

  • une fatigue rapide
  • un besoin fréquent de bouger
  • des difficultés à maintenir l’attention
  • une lenteur ou des blocages dans les apprentissages

Dans ces situations, l’enfant peut faire beaucoup d’efforts, mais son système nerveux est déjà saturé.

Le cerveau dépense alors une grande quantité d’énergie simplement pour s’adapter et se réguler.

Intégration cérébrale et apprentissage

Certaines zones du cerveau jouent un rôle essentiel dans l’intégration des informations sensorielles. Parmi elles, le gyrus angulaire, impliqué notamment dans :

  • la lecture
  • l’écriture
  • le langage
  • le calcul
  • l’intégration multisensorielle
  • l’attention et la compréhension globale

Lorsque les informations corporelles arrivent de manière désorganisée ou en surcharge, ces zones peuvent fonctionner moins efficacement.

L’enfant peut alors se retrouver dans une situation paradoxale : il comprend, mais n’arrive pas à appliquer. Il sait, mais se sent dépassé. Il fait des efforts, mais se fatigue rapidement.

Dans ces moments-là, il ne s’agit pas forcément d’un manque de capacité, mais plutôt d’une difficulté d’intégration des informations.

Attention, hypersensibilité et surcharge du système nerveux

Chez les enfants hypersensibles ou présentant des troubles de l’attention, le système nerveux est souvent :

  • plus réactif
  • plus sollicité
  • moins capable de filtrer les informations

Les bruits, les émotions ou les tensions corporelles prennent alors davantage de place et perturbent la concentration.

L’apprentissage passe au second plan, non par manque de capacité, mais parce que le cerveau donne la priorité à la régulation du système nerveux.

Le corps fonctionne alors davantage en mode survie qu’en mode apprentissage.

Mon approche en kinésiologie

Mon accompagnement repose sur la Kinésiologie de l’Axe (Core Kinesiology), appelée Hyperton-X en dehors de l’Europe. Cette approche s’intéresse particulièrement aux déséquilibres liés à l’hypertonicité musculaire et aux tensions des tissus, qui peuvent perturber l’intégration entre le corps et le cerveau.

L’accompagnement des enfants se fait généralement sous la forme d’un cycle de plusieurs séances afin de permettre une évolution progressive et durable.

La première séance, d’environ une heure, permet :

  • de faire connaissance avec l’enfant
  • d’échanger avec les parents
  • d’observer son fonctionnement corporel
  • de réaliser un premier travail en kinésiologie

Les séances de suivi durent environ 30 minutes et ont lieu idéalement une fois par semaine pendant une période de 10 à 16 semaines.

Ce rythme permet progressivement :

  • d’affiner le système proprioceptif
  • de relâcher certaines hypertonicités
  • de désensibiliser certaines mémoires émotionnelles

Un accompagnement respectueux du rythme de l’enfant

Les séances utilisent des tests musculaires réalisés de manière consciente, douce et respectueuse du rythme de l’enfant.

La régularité des séances est souvent plus efficace qu’une séance longue et occasionnelle. Des points réguliers sont faits avec les parents afin d’observer les évolutions et d’ajuster l’accompagnement si nécessaire.

Les séances se déroulent dans un cadre sécurisant où l’enfant reste acteur de son processus, et où les parents sont pleinement intégrés au cheminement.

Une approche complémentaire

La kinésiologie constitue une approche complémentaire. Elle ne remplace pas un suivi médical, paramédical ou psychologique lorsque celui-ci est nécessaire.

Si cette approche vous aide à mieux comprendre ce que vit votre enfant, vous pouvez en parler avec lui ainsi qu’avec les professionnels de santé qui l’accompagnent.

Vous pouvez également me contacter pour en discuter.